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Objet: [survie69] Projection guyanne et affaire Borrel
Date: Wed, 29 Oct 2003 22:37:41 +0100
De: Mathias <mathias.damour (a)laposte.net>
A: Survie Rhône <survie69@yahoogroupes.fr>


Bonjour,

Dans ce message (plutôt long), les deux derniers communiqués de presse de
Survie, à propos de l'affaire Borrel, suivis de quelques extraits
d'articles et liens à ce sujet ; et l'annonce d'une projection à Lyon au
sujet de la Guyanne Française.

A bientôt,

Mathias

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projections Guyanne Française :

Mardi 4 novembre à 20h, Cinéma CIFA St Denis
77 Gd rue de la Croix-Rousse, Lyon 69004
(organisé par Greenpeace Lyon, Tierra incognita et la Frapna)
ET
Mercredi 5 novembre à 18 h à l'Université Lyon 3 (dans le cadres des
Questions France-Afrique, proposées par Survie-Rhône et l'UNEF Lyon 3)
Université Lyon 3, Manufacture des Tabacs Amphi "i"
4 cours Albert Thomas 69008 Lyon.

Projection du film :
** La loi de la jungle - Chronique d'une zone de non droit : la Guyane
française**

Les deux soirées seront suivies d'un débat avec le réalisateur Philippe
Lafaix, et Thierry Sallantin, ethnologue, qui a passé de nombreuses années
en Guyane dans des villages Amérindiens et nous présentera les problèmes
auxquels se trouvent confrontés ces Amérindiens.

Synopsis
>>>
La loi de la jungle
Chronique d'une zone de non droit : la Guyane française
Un film de Philippe Lafaix
2003 - 53' - F Productions

Des frontières passoires dans une forêt équatoriale incontrôlable. Une ruée
vers l'or qui dégénère en Far-west tropical. Des ressortissants brésiliens
réduits en esclavage sur des sites d'orpaillage clandestins.
Les témoignages exclusifs de quatre survivants atrocement torturés. Le
premier procès en France depuis la guerre 39-45 pour tortures et actes de
barbarie attribué à une organisation.
Des forêts et fleuves partout éventrés. Une contamination massive par le
mercure (12 tonnes par an) de toute la région qui commence à décimer les
guyanais dont les derniers amérindiens français.
Tous cela se passe dans le plus grand département Français : la Guyane.
Un film inédit qui révèle un scandale immense. Un documentaire d'une force
exceptionnelle, un constat lucide et un véritable pavé dans la mare.

********************************************
****** Affaire Borrel*****

Bernard Borrel, magistrat français en mission de coopération à Djibouti a
été trouvé mort le 19 Octobre 1995. Thèse du suicide et de l'assassinat
s'opposent.

Ci-dessous les deux communiqués de presse, puis quelques liens pour mieux
situer l'affaire.

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L'affaire Bernard Borrel, une nouvelle affaire Dreyfus
http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=322
Publié le mardi 21 octobre, 2003

Alors que des rapports d’expertise tronqués ou bidonnés avaient essayé de
faire croire à un suicide, trois experts médico-légaux, Daniel Malicier,
Eric Baccino et Patrice Mangin, ont remis au juge d’instruction Sophie
Clément un rapport définitif selon lequel trois points étayent la thèse de
l’assassinat à Djibouti, en 1995, du juge coopérant Bernard Borrel :
l’existence d’un traumatisme crânien qui aurait pu survenir à la suite d’un
coup porté par un « instrument contondant », la présence d’une fracture qui
pourrait être une « lésion de défense » et surtout, la présence d’un
liquide inflammable décelée sur le pied droit, liquide d’une autre nature
que l’essence supposée être contenue dans le bidon retrouvé sur les lieux
du drame (selon l’AFP du 201003). Une autre expertise sera prochainement
publiée, qui contribue à discréditer la thèse du suicide. Il est tout à
fait étonnant, pour ne pas dire plus, que les premiers experts commis
n’aient pas décelé l’enfoncement du crâne et la fracture de défense. Ils
étaient sans doute trop liés au ministère de la Défense…

Acculé, l’Etat français se met à invoquer le Secret Défense à propos de 12
documents qui pourraient contribuer à établir la vérité et faire justice en
cette affaire. C’est une forme d’aveu : l’Etat françafricain ne sait plus
comment cacher sa complicité avec la dictature djiboutienne dans ce crime
sordide.

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Communiqué de presse
Publié le mercredi 29 Octobre 2003

Affaire Borrel, nouvelle affaire Dreyfus (suite) : Survie demande la
démission pour forfaiture de la directrice de l'Institut médico-légal de
Paris, Mme Dominique Lecomte.
http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=324

En opposant le « Secret défense » à la fourniture à la justice de 12
documents susceptibles d’éclairer la mort violente du juge Bernard Borrel à
Djibouti, en 1995, les autorités françaises avouent implicitement que cet
assassinat déguisé en suicide est une « affaire d’Etat ».

En conduisant et signant l’expertise rocambolesque qui a avalisé
l’impossible thèse du suicide, Mme Dominique Lecomte, directrice de
l’Institut médico-légal de Paris, a déshonoré sa fonction et son institut.
Comme les experts de l’affaire Dreyfus, elle a commis une forfaiture.
Obtenir sa démission est le seul moyen de sauvegarder le crédit de
l’institution judiciaire. Libre à cette fonctionnaire d’expliquer ensuite
quelles pressions l’ont amenée à prolonger ainsi les collusions mafieuses
entre les autorités françaises et djiboutiennes.

********************************
extraits d'une récente dépêche Reuter sur le sujet :

mardi 21 octobre 2003, 14h40
La thèse de l'assassinat renforcée dans l'affaire Borrel
http://fr.news.yahoo.com/031021/85/3gid7.html

PARIS (Reuters) - Une expertise médico-légale rendue publique mardi
renforce la thèse de l'assassinat dans l'enquête sur la mort de Bernard
Borrel, en 1995, à Djibouti, ce qui a conduit la veuve du magistrat
français à demander que l'enquête soit relancée.

"Il n'est toujours pas possible d'établir formellement la cause du décès
(...) Nous estimons que l'hypothèse de l'intervention d'un ou plusieurs
tiers à l'origine du décès de M. Bernard Borrel se trouve renforcée",
écrivent trois experts dans un rapport remis à la juge d'instruction de
Paris Sophie Clément.
(...)
Confirmant un premier rapport de novembre 2002 réalisé après exhumation du
corps, les experts relèvent trois éléments venant appuyer la thèse de
l'assassinat: la présence d'un traumatisme crânien, d'une fracture à
l'avant-bras gauche, et la présence de traces d'un second liquide
inflammable autre que l'essence détectée dans un premier temps.
(...)
La juge d'instruction Sophie Clément va demander la levée du secret-défense
sur douze documents, dont la nature est inconnue, ont précisé les avocats
d'Elisabeth Borrel, Mes Laurent de Caunes et Olivier Morice. Une commission
donnera un avis puis la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie
tranchera.

********************************
Et un article du Figaro :

Affaire Borrel : la thèse de l'assassinat se renforce
(Le Figaro 22/10/2003)
http://www.africatime.com/djibouti/nouvelle.asp?no_nouvelle=85596&no_categorie=PRESSE
Ou en acces payant sur :
http://www.lefigaro.fr/cgi/perm/archives/find?url=http://newportal.cedrom-sni.com/httpref/intro.asp&user=lefigaro&part_ID=lefigaro

Pendant huit ans le doute a plané sur les circonstances de la mort de
Bernard Borrel. En 1995, la dépouille calcinée de ce juge français avait
été retrouvée dans un ravin à 80 kilomètres de Djibouti. Désormais la thèse
du suicide, longtemps brandie en guise d'explication à cette mort brutale,
est écartée. Une nouvelle expertise rendue publique hier par les avocats de
la veuve conclut que «l'hypothèse de l'intervention d'un tiers ou de
plusieurs tiers à l'origine du décès de Bernard Borrel se trouve
renforcée».

Déjà en novembre dernier, à la demande du juge d'instruction Jean-Baptiste
Parlos, ce collège de trois experts avaient mis en évidence que le suicide
était «difficilement crédible». Il pointait du doigt l'existence,
jusqu'alors jamais décelée en dépit de plusieurs autopsies, d'une
importante lésion sur le crâne et d'une autre au poignet attribuées à «un
objet tranchant et contondant». Mais, il ne s'engageait guère sur l'origine
de ces coups. La seconde mission est plus précise. Elle insiste sur le fait
que le traumatisme crânien est peu compatible avec une chute alors que la
blessure à l'avant-bras correspond à une «lésion de défense». Enfin, les
spécialistes écartent la possibilité «d'une autoaspersion» d'essence.

«Il semble désormais clair que Bernard Borrel a été frappé, aspergé
d'essence et enflammé par son ou ses assassins», insiste Me Olivier Morice,
l'un des défenseurs d'Élisabeth Borrel. Et de mettre en avant «une nouvelle
preuve» de l'assassinat : une trace d'hydrocarbure «qui n'est pas de
l'essence» découverte sur le pied de la victime. «Or, on a retrouvé près du
corps qu'un seul jerrycan et il contenait de l'essence», rappelle l'avocat.

Élisabeth Borrel, elle aussi magistrat, entend maintenant lancer une
offensive judiciaire tous azimuts pour «connaître la vérité» dans «cette
affaire d'Etat». Ainsi, dans les semaines à venir, ses avocats demanderont
la saisine de la commission de levée du secret défense. De fait, fin août,
dans un courrier, le ministère de la Défense a indiqué qu'il possédait
douze documents «présentant un lien avec la mort du juge Borrel» mais que
ces pièces étaient «protégées au titre du secret défense». Par ailleurs, la
veuve attend le développement d'une plainte pour «subornation de témoins»
confiée au doyen des juges d'instruction de Versailles. La procédure vise
les pressions qu'ont subies Ali Ifti et Mohammed Aloumekani. Ces deux
anciens membres de la garde présidentielle de Djibouti affirment avoir été
les témoins d'une conversation en haut lieu à propos de «la mort du juge
fouineur».

Reste que dans cette «quête de la vérité» le plus difficile est sans doute
à venir. Ainsi les mobiles du meurtre demeurent flous. Conseiller auprès du
ministre de la Justice de Djibouti, Bernard Borrel aurait découvert des
informations sur des dossiers sensibles, notamment l'attentat de 1990
contre le Café de Paris, un bar de Djibouti fréquenté par les expatriés.
Mais cette fois ni expertises ni témoignages ne sont là pour étayer cette
hypothèse.

Tanguy Berthemet

********************************

Autres liens :
le communiqué Survie du jeudi 5 décembre 2002:
L'assassinat du juge Borrel : une affaire Dreyfus
http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=128

Présentation de : Juge Borrel : Révélations sur un suicide impossible
Enquête de Bernard Nicolas et Jean-Claude Fontan
Montage Mathias Quincé - 38 mn
Canal+, magazine “90 minutes”
Première diffusion lundi 2 décembre 2002
(avec historique de l'affaire)
http://www.canalplus.fr/emissions/lundi_investigation/90mn_borrel.asp

Nouvzl Observateur, jeudi 16 mai 2002
Sept ans après - La mort toujours mystérieuse du juge Borrel
http://www.nouvelobs.com/articles/p1958/a17793.html

Dossier d'actualité RFI: Djibouti - Affaire Borrel, mensonge d’État ?
23/10/2003
http://www.rfi.fr/actuchaude/special.asp?m1=1&m2=1&identifiant=13495&ID_sRUB=71&id_dos=0


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