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Togo

COMMUNIQUES ET ANALYSES DE SURVIE .

DEPECHES, COMMUNIQUES ET ANALYSES EMANANT D'AUTRES SOURCES QUE SURVIE. 

- Carte.

- Histoire.

- letogolais.com


- Le régime Gnassingbé assoit son pouvoir en installant la "démocratie apaisée". 27 juin 2005

- L'ensemble des communiqués de Survie.

- La manifestation Lyonnaise du 7 mai 2005.

- Coup d'état au Togo . Appel à manifestation le samedi 19 février, 15 h00, place Bellecour à Lyon. Lisez le tract

- Les vidéos de la manifestation disponibles sur Kest.

- "Je réclame le devoir de violence pour le Togo", par Comi M. Toulabor .

- L'actualité sur letogolais.com

- Des passages du Dossier Noir n° 2 (1996) sur le Togo sont en ligne.

 

Amnesty International dénonce le rôle de la France, Nouvel Obs, 22 juil 05.
- Le rapport de la RADDHO sur le déroulement frauduleux des élections du 24 avril 2005.
L'imposture criminelle, Nouvelle Afrique Asie, avril 05.
Le Rapport d'Amnesty International TOGO. L'HISTOIRE VA-T-ELLE SE REPETER ? 20 juillet 2005
- Le vol du scrutin filmé et retransmis sur TV5.
Quel avenir pour le Togo ? Sur France Inter le 23 juin 2005
La Manipulation et le mensonge d'ETAT font plus d'une centaine de morts au Togo ! (La Revue de presse de l'UFC 22/11/2004)
Dernier communiqué de Survie Dimas Dzikodo menacé 7/10/2004
le journaliste Dimas Dzikodo remis en liberté 24 juillet 2003
Déclaration de 8 ONG sur les élections présidentielles au Togo
13 juin 2003
Togo : Touche pas à mon despote ! (suite) Eyadéma, dictateur à vie, Chirac complice ! 10 juin 2003
Fodé Sylla, entre autres, au Togo d'Eyadéma : « Touche pas à mon despote » 30 mai 2003
Des observateurs français en service commandé pour l'Elysée ? Le Togolais.com
Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères Français 02/05/03
Le torchon brûle-t-il entre Eyadéma et l'ambassadeur de France ? LETOGOLAIS.COM - 10/04/2003
Présidentielle le 1er juin alors que le président Eyadéma n'a pas annoncé sa candidature (AFP 10/04/2003)
Interview de M. VERSCHAVE: Eyadéma ne peut plus payer le tarif « assurance tous risques» Entretien recueilli le 14/03/03 par letogolais.com
Les préparatifs du scrutin présidentiel battent leur plein RFI
Gilchrist Olympio se lance dans la bataille électorale
Des fabricants de lait en poudre responsables de la mort de 3.300 enfants au Togo ? Africatime - 17-01-2003
Le président Eyadéma peut-il s'accrocher au pouvoir ?
(Le Figaro Kofi Yamgnane 29 janvier 2003)
HISTOIRE.

Pour une politique respectueuse des peuples.

Ancienne colonie française, le Togo (capitale Lomé) est dirigé par le général Gnassingbé Eyadéma depuis 1967, un triste record de longévité pour cette dictature amie de la « France ».

Le meurtre « fondateur » du Premier Président élu démocratiquement

Le Togo accède à l’indépendance en 1960. Sylvanus Olympio est élu Président de cette jeune République. Ce résultat contrarie les autorités françaises (en particulier Jacques Foccart, le chef tout puissant de la Cellule africaine de l’Elysée chargé par De Gaulle de garder les anciennes colonies sous influence française) qui soutenaient un autre candidat, Nicolas Grunitzky. De plus, le nouveau gouvernement cherche à s'émanciper de la tutelle de l’ex-métropole... La réaction ne se fera pas attendre !
Le 13 janvier 1963, des militaires franco-togolais rentrés de la guerre d’Algérie font un putsch au cours duquel l’un d’entre eux, le sergent Eyadéma, assassine Sylvanus Olympio. Comme le démontreront plusieurs enquêtes (François-Xavier Verschave, La Françafrique, Stock, 1998, pp. 108-121.), le coup d’Etat a été organisé sur place par l’ambassadeur de France et le responsable des services secrets français.


Quatre décennies de complicité avec la dictature

Après cet assassinat, Nicolas Grunitzky devient naturellement président, pour une courte période cependant. Eyadéma est, déjà, l’homme fort du régime. Avec l’aval de Paris, il décide de renverser Grunitzky et passe à l’acte le… 13 janvier 1967. Ainsi le meurtrier putschiste est-il devenu président. Il règne depuis lors sur le Togo avec une armée surdimensionnée. Il bénéficie de l’appui de la France pour asseoir son pouvoir : soutien militaire, dévoiement de l’aide publique pour des projets servant les intérêts du clan au pouvoir, complicité dans le détournement de la rente des matières premières (le Togo est notamment producteur de phosphates), soutien diplomatique…


Les années 1990 ou la restauration autoritaire d’un régime aux abois


En 1991, le peuple togolais descendu dans la rue contraint Eyadéma à accepter la tenue d’une Conférence nationale démocratique. Mais la trêve sera brève : le Chef de l’Etat, toujours entouré de conseillers français, reprend les rênes du pays dans un climat de terreur et de violences. Malgré la résistance massive de la population, Eyadéma prolonge sa présence au pouvoir. Il organise des élections présidentielles truquées en 1993 puis en 1998, où le ministère de l’Intérieur interrompt le dépouillement des bulletins et le proclame vainqueur.
En mai 1999, Amnesty International publie un rapport accablant (Amnesty International, Togo, Etat de terreur, 5 mai 1999, 45 pages) qui suscite la colère d’Eyadéma (assisté comme souvent de Maître Vergès, il attaque notamment Amnesty International devant les tribunaux togolais), notamment parce qu’il dénonce plus de cent exécutions extrajudiciaires commises par le régime. En juillet de la même année, Jacques Chirac de passage au Togo prend fait et cause pour le dictateur en déclarant, au sujet de l’enquête d’Amnesty International, qu’il s’agit "dans une certaine mesure, d'une opération de manipulation".

Le Togo après la mort d'Eyadéma.

Gnassingbé Eyadéma est décédé le samedi 5 février, la situation du Togo se précipite. Le soir même, l'un de ses fils, Faure Gnassingbe, a pris le pouvoir au terme d'un coup d'Etat (comme son père le 13 janvier 1967). La constitution togolaise stipule qu'en cas de décès ou empêchement du Président, l'intérim est assuré par le président de l'Assemblée Nationale, en l'occurrence en la personne de Fambare Natchaba Ouatttara. Or, ce dernier, qui se trouvait à l'étranger, a été destitué de ses fonctions et empêché de rentrer au Togo par un Parlement aux ordres d'une faction militaire : Faure Gnassingbé a été "élu" en lieu et place de Monsieur Ouattara, et la constitution a été modifiée afin que "l'intérim" soit étendu jusqu'au terme du mandat présidentiel, c'est à dire jusqu'en juin 2008. Comme nous l'avons affirmé par communiqué, l'homme qui vient de disparaître était « l'une des figures les plus caricaturales de [la] Françafrique [...] : un Ceaucescu local, assassin du père de l'indépendance togolaise Sylvanus Olympio, pillard des richesses de son pays, chef d'un régime policier et tortionnaire, organisateur de mascarades électorales. Le détournement de l' argent des phosphates a considérablement enrichi le clan Eyadéma, mais aussi ses amis français. » (Survie, 6 février).

L'histoire du règne sanguinaire d'Eyadéma est disponible :

http://www.stop-francafrique.com/

A signaler la sortie au mois de mars 2005, chez L'Harmattan, d'un Dossier noir consacré au Togo :

"Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux " .

 
 
 
 

 

 

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