Survie 69
Survie?
documents
agenda
publications
contacts
liens

Retour

Côte d'Ivoire

COMMUNIQUES ET ANALYSES DE SURVIE .

DEPECHES, COMMUNIQUES ET ANALYSES EMANANT D'AUTRES SOURCES QUE SURVIE.

- Cartes.

- Histoire.

- Liens.

Abidjan : le tournant ? dec 04 .

Fermer les bases militaires de la Françafrique ! dec 04

Communiqué du 15 novembre 2004

Côte d’Ivoire et Françafrique - juin 2004.

Côte d'Ivoire : les Nations Unies et la France ne peuvent rester impassibles devant un engrenage à la rwandaise, lundi  29  mars 2004.


Côte d’Ivoire : prévenir le pire - novembre 2002.

 

Polysémie constitutionnelle, Doumbia Major, 22 juil 05.
L'Onu note une "détérioration inquiétante" des droits de l'Homme 9 juillet 2005 - AFP
La Haut commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme attendue en Côte d'Ivoire 5 juillet XINHUANET
Voici comment la France et la communauté internationale préparent un nouveau Rwanda en Côte d'Ivoire, Courrier d'Abidjan, 27 juin 05.
le Conseil de sécurité condamne les massacres de Duékoué ONU 7/06/2005
Confirmation de la candidature de ADO à la présidentielle de 2005
Gbagbo, dos au mur, face aux propositions de Thabo Mbéki . (Abidjan) 18 Avril 2005
Manifestations pour et contre la présence de la force française 190305, XINHUANET
Départ de la Force Licorne L'Onu court-circuite Gbagbo / Licorne prête à la mutation L'intelligent d'Abidjan 16/03/2005)

Michèle Alliot-Marie parle L'intelligent 9/2/2005

ANALYSES ET COMMUNIQUES : 2002 - 2003

Lequel de nos présidents de la République a dit : " Les Africains sont joyeux par nature. Ils sont enthousiastes. Ils ont le sourire. Ils applaudissent. Ils sont contents... " ? Lisez pour davantage de précisions l'article de Jean Nanga:

"Côte d'Ivoire: une guerre civile… néocoloniale et française "


 

extrait de l'éditorial de Billets d'Afrique.
Billets n°126 (Juin 2004)
http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=426
Publié le mercredi 2 juin, 2004

 

[La Côte d'Ivoire] a été le cœur de la Françafrique, comme Houphouët était au cœur du réseau Foccart. Tout cela se donnait une allure plutôt bonhomme, mais les opposants, parmi lesquels a longtemps figuré Laurent Gbagbo, ont connu la répression, l'emprisonnement, le massacre (exceptionnel, il est vrai). Pour prolonger son règne, Houphouët a aiguisé les antagonismes entre ses successeurs potentiels. Et il leur a laissé des finances en ruines. Gbagbo, son irréductible opposant, incarnait une dynamique anti-impérialiste qui dépassait les clivages régionaux. Il l'a troquée en 1992 pour une mobilisation identitaire, l'ivoirité, et a laissé une frange de ses partisans dériver vers une sorte de " national-socialisme ". La doctrine originale avait prospéré, elle aussi, dans un pays malade.

Gbagbo se serait accommodé de la Françafrique si elle l'avait laissé tranquille. Mais Chirac, Sarkozy, Bouygues et tutti quanti pensaient paresseusement que la Côte d'Ivoire devait rester leur propriété. Ils ont profité des excès de certains fans de Gbagbo pour favoriser une guerre civile.

Puis les apprentis-sorciers ont constaté les dégâts : un pays rendu ingouvernable, une équation politique quasi-impossible. Le jusqu'auboutisme des uns et des autres aidant, et leur irresponsabilité, la reprise de la guerre devient de plus en plus menaçante. Une guerre qui pourrait, de proche en proche, embraser toute la région.

Gbagbo ne veut pas renoncer à une stratégie discriminatoire en contradiction avec les convictions panafricaines des pères de l'indépendance (et en cela il chausse les bottes d'Houphouët). Mais en même temps il a compris que la rhétorique anti-françafricaine répondait à une aspiration profonde. Comme souvent dans l'histoire, une revendication souhaitable est portée par des leaders peu recommandables. C'est comme ça : la Françafrique a cassé ou assassiné les meilleurs.

Dès lors, la position de l'armée et des ressortissants français pourrait devenir rapidement intenable. On en est à un stade de tension où tout peut s'enclencher sans même que quelqu'un l'ait vraiment décidé : accrochages, embuscades, bavures, attentats, pogroms, " fureur populaire "… Les mèches et les explosifs surabondent, de part et d'autre. Le scénario irakien peut se rejouer très bientôt en Côte d'Ivoire, avec les Français dans le rôle des Américains. L'Élysée l'a si bien compris qu'il envoie à la tête des 4 000 hommes de l'opération Licorne le patron du Commandement des opérations spéciales (COS), le général Poncet, qui dirigea la sinistre opération Amaryllis au Rwanda en avril 1994 : l'" évacuation de nos ressortissants "… dans la déroute et le déshonneur.

François-Xavier Verschave


 

 

 

 

Accueil - Survie? - Documents - Agenda - Publications - Contacts - Liens


Survie Rhône-69 - http://survie.69.free.fr/ - Page modifiée le 30-08-2005