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Ces dictateurs qui doivent tant à la France


 

Denis Sassou N’Guesso (Congo), Omar Bongo (Gabon), Gnas-singbe
Eyadéma (Togo), Idriss Déby (Tchad), Maaouya Ould Taya
(Mauritanie), Omar Guelleh (Djibouti), Lansana Conté (Guinée),
Paul Biya (Cameroun), Abdelaziz Bouteflika (Algérie),
Ali Ben Ali (Tunisie), Azili (Comores) etc.

Des responsabilités françaises historiques
La mise en place des dictatures complicité directe (fournitures d’armes, de mercenaires, de soldats) ou indirecte (silence qui vaut consentement)
Le maintien des liens ex : aide militaire, économique via l’Aide Publique au Développement (Gabon), validation ou soutien d’élections truquées (Tchad, Togo)
Le double discours (discours pro-démocratie et maintien des relations occultes)
La complicité directe dans certains conflits post coloniaux (ex: le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994)
Le rôle des multinationales françaises dans le pillage du continent, le maintien de relations clientélistes, la déstabilisation politique et militaire (ex: Elf au Congo, en Angola, Bolloré en Côte d’Ivoire…)

 

Aux origines des dictatures

État et démocratie modernes sont le fruit de processus historiques qui ont d’autant mieux abouti qu’ils n’ont pas été contrariés ou compromis par des interventions extérieures.

Si le continent africain a connu lui aussi des formes d’institutionnalisation politique et administrative (empires, Cités-état), jusqu’au 19 ème siècle, la colonisation a opéré une rupture brutale dans le processus.

L’Etat colonial était en effet une régression de l’Etat moderne, car rien ne limitait vraiment le pouvoir du gouverneur et de ses collaborateurs, ni la corruption, l’enrichissement personnel et la répression.

Avec la décolonisation, l’Etat colonial a souvent régressé très sensiblement vers une Bande de bandits avec un taux de criminalisation élevé. Tout cela sous l’influence de démocraties occi-dentales, dont la France, qui ont confisqué les indépendances et contribué à ruiner les espoirs démocratique qui en émanaient (assassinat des leaders démocrates, soutien aux dictateurs « amis »).

 

 


Le Togo, depuis 1967 sous le joug d' Eyadéma

Triste record de longévité. Gnassibbe Eyadéma et son système clanique règnent sur le Togo depuis près de 40 ans avec une armée surdimensionnée, poussant un cinquième de la population à l'exil. En 1991, le peuple togolais descendu dans la rue contraint Eyadéma à accepter la tenue d'une Conférence nationale démocratique Le Chef de l'Etat reprend les rênes du pays dans un climat de terreur et de violences. Malgré la résistance massive de la population, Eyadéma prolonge sa présence au pouvoir. Il organise des élections présidentielles truquées en 1993, en 1998, puis en 2003.

Le rôle de la France
Eyadéma bénéficie de l'appui de la Franc ce pour asseoir son pouvoir et ce depuis le coup d'Etat de 1963 contre Sylvanus Olympio, premier er président démocratiquement élu. Soutien militaire, dévoiement de l'aide publique pour des projets servant les intérêts du clan au pouvoir, complicité dans le détournement de la rente des matières premières, soutien diplomatique ne se sont jamais démentis. La France a cautionné la mascarade électorale de 2003, provoquant des réactions anti-françaises à Lomé

Déby, le bourreau du Tchad

Depuis son arrivée au pouvoir fin 1990 le général Idriss Déby assume personnellement au Tchad une stratégie de terreur dont le bras armé est la tribu des Zaghawas. Les innombrables expéditions répressives menées en particulier au sud du pays s’accompagnent de multiples pillages et rançonnements.

Au bout de treize ans, le bilan de ce cocktail de criminalité économique et politique rivalise avec celui du régime Habré. Nombre de ces forfaits relèvent du crime contre l’humanité. Avec l’exploitation récente du pétrole au Tchad (autre facteur d’instabilité) Déby s’accroche plus que jamais au pouvoir.

Le rôle de la France
Ancienne colonie française, le Tchad est resté depuis l’indépendance une arrière base stratégique pour l’armée française qui n’a eu de cesse d’installer et de contribuer à destituer une longue liste de dictateurs. Le Quai d'Orsay déploie chaque année des trésors de lobbying pour épargner à Déby la sollicitude de la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Déby a fait l’École de guerre à Paris, où il a noué d’utiles contacts. Il est en outre initié à la Grande Loge nationale française, cénacle néocolonial. Ce « pedigree » lui a valu son adoubement par la DGSE (les services secrets français) au moment où se fomentait le coup d’Etat contre Habré. Déby reste soutenu par la France qui l’a aidé à truquer les élections présidentielles de 1996 et 2001.

 

 

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